26 mars 2008
Ni noir ni blanc
Un univers de rêve entre Monte-Carlo et l’Italie. Un monde chic et fric, pas très éloigné de la jet-set. On y rencontre des femmes de tête richissimes, se mouvant dans des robes de marque, vivant dans des palaces, savourant des coupes de champagne dans des avions.
Les bons ne sont jamais d’un côté de la riviera et les méchants de l’autre bord. L’argent ne rend pas forcément heureux. Il peut même s’avérer le déclencheur de problèmes. Quel que soit le milieu géographique, financier et social, la souffrance tombe sur n’importe qui.
Dans des décors de rêve, ces récits auraient pu se révéler légers, mais derrière l’apparat, l’auteur nous parle d’amour trahi, de meurtre ; elle anticipe l’avenir avec une peine de mort modifiée ; elle nous décrit un paradis blanc puis une Afrique noire.
Enfin, elle termine sur un plaidoyer magnifique à propos de la tolérance, contre l’individualisme. Parce que l’humain n’est pas et doit devenir de plus en plus Ni noir ni blanc - A signaler en illustration des textes, des dessins de l’auteur.
Un livre qui interpellera le lecteur sur sa vie et ses choix.
Ni noir, ni blanc d’Angela Della Torre (Coll. Courts Récits, PLE, 15 €)

