26 septembre 2008
Le club des cinq
Comme beaucoup d’autres de ma génération, j’ai dévoré les aventures du club des cinq. Sortis de l'imagination fertile d'une anglaise, Enid Blyton, au début des années 1940, les Famous Five, quatre enfants et leur chien, ont su captivé leurs jeunes lecteurs dès le premier livre paru.
J’aimais partir avec eux à Kernach ou ailleurs, faire la chasse aux méchants. Je leur enviais leur totale liberté, l’amitié qui les liait, les risques qu’ils encouraient. En grandissant – vieillissant – j’ai conservé une très grande tendresse envers ces amis de papier d’autrefois. Je les relis avec toujours autant de plaisir, et ne croyez pas que la magie de l’enfance n’agisse plus ! dès que je me retrouve en leur compagnie, je place à nouveau mes pas dans les leurs et mes dix ans me rattrapent.
23 septembre 2008
Elle s'appelait Sarah
Suite aux critiques élogieuses disséminées sur Internet d’abord, dans la presse ensuite, découvrir ce livre de Tatiana de Rosnay s'impose.
Certes, le lecteur peut s’attendre à un sujet délicat et triste, puisque l’auteur y parle du Vel’d’Hiv. Mais derrière l’histoire d’une petite fille, derrière les mots alignés, il touchera le fond d’une tragédie. L’auteur sait distillé l’horreur au compte-gouttes, s’appuyant sur une documentation détaillée, un récit structuré, des personnages émouvants.
« Elle s’appelait Sarah » s’avère un ouvrage inoubliable. Il suffit de se rendre sur le blog de l'auteur qui lui est consacré pour s'en convaincre. Du point de vue historique, car il ressuscite un lieu disparu de Paris, où l’Etat Français a trahi la confiance d’une partie de sa population. Du point de vue humain, puisqu’il n’est pas possible de « digérer » une telle lecture en moins d’une dizaine de jours.
A lire absolument.


