Des livres à décrire par Sarvane et Sareyna

07 juin 2018

Si tu veux être mon amie, Galit Fink-Mervet Akram Sha'ban

Comme le dit la chanson : "Pays d'amour n'a pas de frontière pour ceux qui ont un coeur d'enfant".

Cette histoire - vraie - entre une jeune fille de Palestine et une d'Isaël permetde mieux comprendre leur quotidien de l'intérieur. En attendant que leur rêve se réalise : la fin de la guerre entre leurs deux pays. 

 

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31 mai 2018

La 5ème dimension, de François Sautereau

Dans un Paris dévasté par une "guerre-minute", Stanley et ses amis vivent dans un orphelinat. Stanley va rencontrer le Professeur Dubois, un savant qui a inventé une machine géniale.

Mais est-ce vraiment pour la bonne cause ?...

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28 mai 2018

La ronde des mensonges, de Elizabeth George

Ce thriller se lit d'une traite ! L'auteur nous embrouille parmi de nombreuses pistes et des policiers hors du commun.

COUP DE COEUR.

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25 mai 2018

No et moi, de Delphine DE VIGAN

Deux adolescentes que tout sépare et qui vont devenir des amies : celle qui a tout et celle qui n'a rien.

Pas simple de s'entendre, pas simple d'avancer pour le meilleur comme pour le pire.

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24 mai 2018

L'armée des douze singes, Elizabeth Hand

Quand le passé et le présent se confondent, quand vous ne savez plus d'où vous venez ni où vous allez.

James Cole va tout faire pour se retrouver.

A ses risques et périls.

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13 mars 2018

Molière

Louis XIV, le Roi SoleilAgé de vingt-trois ans en 1661, le jeune roi Louis XIV qui aime les spectacles, va faire du théâtre l'un des Arts les plus cotés de son règne. Il ira jusqu'à l'institutionnaliser en créant la Comédie Française en 1680. Molière deviendra le protégé du roi et montera des représentations à Versailles, devant le roi et ses courtisans. Cet auteur ne cherchait pas tant à écrire un texte à message qu'à demeurer surtout consensuel et se rallier un public large ; il n'aurait pas pris le risque de susciter des polémiques franches qui auraient été fatales au succès de ses pièces. Il misait sur le bon sens du public pour tirer ses propres conclusions quant à la morale inhérente à ses comédies à travers des mises en scène et des répliques efficaces. Molière recherchait-il la polémique à tout prix à travers les thèmes de ses pièces de théâtre ? Les contemporains de Molière n'attendaient pas de la comédie qu'elle donne lieu à des discussions profondes et pourtant ce dramaturge va éveiller en eux nombre de questionnements. Par le biais du genre comique, Molière tourne en dérision le sérieux, il inverse les rapports de force, critique les valeurs et les interdits de son époque. Ses contemporains riront ou s'offusqueront, offrant à travers débats et scandales, une renommée éternelle à l'auteur parce qu'il les aura amenés à réfléchir et débattre sur des thèmes différents et sensibles, touchant par exemple à l'évolution des moeurs, la condition féminine, la noblesse. Dans le livre de Paul Bénichou, spécialiste de l'histoire de la littérature, Morales du grand siècle, publié en 1948, celui-ci rapproche les oeuvres de trois grands auteurs, Corneille, Molière et Racine, des contextes économiques, politiques et moraux du dix-septième siècle dans lequel ils évoluèrent. Les valeurs qui ressortent de cette période ne correspondent pas forcément à celles des autres siècles à suivre, ni même à notre vingt-et-unième siècle. Une partie de son ouvrage se concentre sur Molière et démontre que, de manière intemporelle, celui-ci a continué et continuera d'éveiller des échos dans la conscience du public. Avant tout Molière écrivait pour plaire au Roi et à la Cour ; il s'évertuait à plaire autant à Louis XIV et à ses courtisans qu'aux bourgeois et à l'ensemble du peuple. Si Molière a pu se montrer un auteur libre à travers ses comédies, c'est que son but ne visait pas à provoquer le pouvoir royal lui permettant de vivre correctement de son Art et de s'exprimer à travers lui.

 

Ingres, <i>Louis XIV et Molière déjeunant à Versailles</i>

Molière et Louis XIV

 

 

 

Molière pratiquait le Théâtre de Cour

Molière écrivait pour le Roi et sa Cour, ses comédies étaient représentées à Versailles. Il s'adressait essentiellement à un public constitué du beau monde et de la bourgeoisie, comme ses pièces le reflètent ; tout ce qui est beau, brillant dans les figures et la manière d'être correspondent à une vue noble de la vie, tandis que le laid, le médiocre, le ridicule relèvent de la vulgarité bourgeoise. Il s'attela à créer la comédie-ballet, alliant théâtre et musique, comme décrite dans Le Malade imaginaire, acte III scène 14 : « C'est une cérémonie burlesque d'un homme qu'on fait médecin, en récit, chant et danse ». Molière représentait ses contemporains, renvoyant l'image « d'un monde plus brillant, plus irresponsable, plus libre d'entraves que le monde réel... et qui amplifiait... l'idée... de leur propre condition » (Morales du grand siècle, page 218). Molière jouait sur des personnages opposés, créant des rapports de force entre père et fils, comme Harpagon et Cléante dans L'Avare, ou entre maître et valet comme Géronte et Scapin dans Les fourberies de Scapin. L'oeuvre de Molière fourmille essentiellement de ces couples de comédie entre un maître et son valet car les serviteurs sont l'ombre de leurs maîtres, obligés de les suivre et leur obéir même s'ils ne partagent pas leurs idées. Ainsi Amphitryon, tiré de la mythologie païenne et permettant à Molière de montrer la position de ses personnages, le maître supérieur, face à son valet inférieur, à l'image de la société au dix-septième siècle. La noblesse se reconnaissait dans cette hiérarchie la mettant systématiquement en avant à l'égal des dieux de la mythologie et leur reconnaissant donc aussi une liberté d'action inhérente aux plus puissants et une aptitude naturelle à tout art « et la poésie en premier lieu » (Morales du grand siècle, page 222) : la poésie qui permit à la littérature en générale d'entrer dans une ère « du jeu et de la profondeur, de la légèreté et de l'envergure poétique » (Morales du grand siècle, page 222). Elle demeure une poésie du privilège, du monde qui s'exprime en un langage châtié, riche, en accord avec sa façon de vivre aristocratique. Par des Fables, farces ou ballets-comédies avec parfois des intermèdes carnavalesques, Molière utilisait des figures comiques de manière satirique pour témoigner de son époque. Ainsi de la figure du parasite et de la critique des dévôts dans Tartuffe, ou de la figure du naïf et la mise en cause des croyances dans Dom Juan. Cette pièce au dénouement surnaturelle, où Dom Juan, défiant la morale chrétienne, pratique un libertinage insolent parce que noble et riche et s'imagine au-dessus des lois, du moins de la loi chrétienne. Molière a posé le débat au coeur de sa pièce en ne prenant pas position alors que la jeunesse aristocratique prêchait pour l'athéïsme, se moquait de la pratique du jeûne et de l'abstinence, revendiquait pour un libertinage qui va s'étendre rapidement à la bourgeoisie. Sans doute un conflit de génération s'amorçait-il, pour une liberté plus importante à acquérir que celle qui a déjà permis le libertin Dom Juan. Sous un autre angle, Le misanthrope apparaît donc comme le dernier dinosaure d’une certaine noblesse incompatible avec cette noblesse qui se veut libertine, badine, plus libre.

 

 

Molière   Molière écrivait pour plaire à ceux de son temps

Molière côtoyait de près cette noblesse de cours pour laquelle il créa l'ensemble de son oeuvre. Pour autant, l'auteur appartenait au corps de cette bourgeoise omniprésente dans son oeuvre. Chez Molière, le bourgeois apparaît « presque toujours médiocre ou ridicule » (Morales du grand siècle, page 233) ; il ne lui attribue jamais les qualités de l'honnête homme, préférant en orner un homme noble, ou non, mais possédant l'esprit de la noblesse. Pour faire rire le public, Chrysale le bourgeois et Clitandre, le gentilhomme dans Les femmes savantes, vont jusqu'à se travestir en femmes. Avec le pédantisme et la préciosité, il s'agit d'utiliser les effets pour ridiculiser la bourgeoisie et la replacer ainsi à son niveau de société parvenue, loin du bon ton aristocratique. Pour le Roi et la cour, le bourgeois s'apparentait au peuple ; il était marchand, boutiquier, dans des sphères opposées à la haute société jusque dans l'amour où Molière s'évertuera à faire du bourgeois un piètre amoureux, loin du romanesque. Il le montre jaloux, possessif, propriétaire d'une femme, la sienne comme celle qu'il désire, à l'image de Harpagon traitant sa cassette comme une bien-aimée et dont Molière exploite l'effet comique de la jalousie bernée (Morales du grand siècle, page 239). Mais la bourgeoisie n'est pas l'unique classe moquée par Molière. La noblesse avec ses courtisans se voit également pointée du doigt par l'auteur sans pour autant que Louis XIV s'en insurge et lui retire sa protection. Par une mise en scène choisie, le théâtre exerçait auprès de la cour royale une action morale. Molière se servait de son talent de dramaturge pour montrer aux courtisans la conduite à tenir la plus vertueuse. La Cour demeurait le lieu de toutes les modes où l'héroïsme, le plaisir, étaient désignés sous l'appellation de l'esprit courtois, philosophie du monde et du temps nouveaux. Cette philosophie correspond à la préciosité pointée du doigt par Molière dans Les Précieuses ridicules ou Les Femmes savantes, avec en sujet principal, l'amour. Les problèmes sociaux s'avéraient également des problèmes d'ordre moral. La place de la femme constituait l'un d'entre eux. Celle-ci devait soumission à l'homme et la littérature amoureuse qui pouvait la conduire à des idées contraires à la décence était condamnée et interdite aux femmes honnêtes et vertueuses. Molière montre les femmes libres mais se moque d'elles dès lors qu'elles sont prudes, sournoises, pédantes. Il met en valeur la manipulatrice capable de jouer avec un homme afin d'en obtenir amour, fortune et pouvoir à son insu. Il leur reconnaît d'être capable d'amour mais hormis cette capacité, il ne les ménage pas. Dans ses pièces, elles sont souvent les personnages les plus fourbes. Homme du dix-septième siècle, Molière ne considérait pas les femmes autrement que ses contemporains. Il ne concevait pas une égalité des femmes ailleurs qu'au théâtre et simplement pour en rire. Cela n'en fait pas un misogyne, juste un homme de son époque. S'il ne défend pas leur cause, il ne tente pas non plus de la dénigrer. En se moquant des maris ridicules à l'instar de Arnolphe dans L'Ecole des femmes, l'opinion de la cour et des salons rejoint celle de Molière, faisant de la France « le pays par excellence de la liberté féminine » (Morales du grand siècle, page 257). Il n'en est pas de même des bourgeois qui tenaient à maintenir la femme dans un carcan rigide au sein de la famille. Molière n'a ni raillé ni défendu le milieu familial, et s'il fut décrié pour ses héroïnes trop amoureuses, libres, effrontées, les pères et les maris de ses pièces s'en tirent toujours sans trop de dommages, l'union familiale reste sauve. Quand Molière aborde les rapports homme-femme, il met en situation valet et servante, se préservant ainsi de la susceptibilité bourgeoise. Par ce biais, il se permet ce que la bienséance lui interdirait dans un milieu de la noblesse ou de la bourgeoisie. Cependant, que le maître soit bourgeois ou aristocrate, il ne dénie pas aux femmes d'être savantes, ils leur dénient la possibilité de trop le montrer. Un constat de faiblesse chez des hommes qui, à la cour, n'étaient que des courtisans soumis à leur roi ; lequel leur ôtait ainsi tout moyen de se montrer des héros virils. Ce sont ses propos anti-chrétiens qui entraîneront le plus de critiques contre Molière. Avec Tarfuffe, il n'aura pas su nager en eaux troubles et éviter de déplaire. Ce personnage religieux âpre au gain, faible devant la chair, va soulever un tollé parmi la bonne société, car la religion réglait la vie de tous au dix-septième siècle. Pourtant, Louis XIV soutint Molière contre les récriminations des dévôts.

 

Molière restait sur le fil, entre ni pour ni contre, ce qui lui permit d'user de la comédie pour dénoncer les mariages arrangés, les ménages mal assortis, etc... Il a cherché un subterfuge pour égratigner l'ordre établi sans dépasser les limites royales. Il a respecté la société dans ses représentations, avec ses femmes, ses courtisans, ses bourgeois, ses valets et servantes. S'il a été amoral, il a soulevé questions et débats, suscité surtout quelques beaux scandales mais à une époque où la réflexion et les discussions faisaient les belles heures des salons mondains, élevant intellectuellement le propos. La morale de Molière rejoignait celle du siècle où il évoluait et dont il a excellé à nous rendre la complexité avec justesse à travers son oeuvre. Derrière les pièces comiques, en costume, en musique, il faut garder à l'esprit qu'il écrivait pour son roi et que tous ses écrits relevaient de la stratégie pour plaire au roi. La pensée de la noblesse et celle du peuple se croisaient dans les répliques de Molière. A travers son oeuvre se dessine son siècle dans ce qu'il était et ce qu'il devait paraître être. Ainsi commence le jeu politique.

 Molière

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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20 décembre 2017

Dame Hiver - Les Frères Grimm & Nathalie Novi

20 Décembre 2017

J'ai découvert ce conte des Frères Grimm et je le trouve plein de poésies.

Les illustrations sont juste superbes, surtout celles en pleine page!

Et comme dans chaque conte, le méchant est toujours puni. Mais la morale va plus loin... TOUT SE PAYE DANS LA VIE!

 

Sareyna

18 décembre 2017

Mes 22 chansons préférées - François Ruyer

Quand j'étais petite ma Maman lisait, à mon frère et moi, une histoire tous les soirs avant de dormir. Et ce livre faisait parti de nos coups de coeur! Certes, c'est un livre de chansons mais quelles chansons! Que des classiques que tout le monde doit connaître, comme par exemple A la clair fontaine, Il était un petit navire, La mère Michel, ou encore, Frère Jacques

18 Décembre 2017

Chanter des comptines, des chansons aux enfants dès leur plus jeune âge, permet de leur donner l'envie de chanter et surtout l'oreille musicale! Et ça fait tellement du bien de chanter la vie! 

 

Sareyna

16 décembre 2017

The very hungry caterpillar - Eric Carle

Big crush for this album of literature youth which I was lucky enough to discover in english!

Indeed, last year during one of my numerous english courses, I was able to work on this album! And what a pleasure!

The illustrations are just brilliant, a real game of colors was maybe realized with children.

Furthermore, from this album, we can work the natural sciences with the change which is made of the caterpillar to the butterfly!

And then, in English it is still better! The child can enrich his vocabulary in a natural way, as for example fruits.

Then this book youth you will have understood well, I say a big YES!

 

16 Décembre 2017

 

Gros coup de coeur pour cet album de littérature jeunesse que j'ai eu la chance de découvrir en anglais !

En effet , l'année dernière lors d'un de mes nombreux cours d'anglais, j'ai pu travailler sur cet album ! Et quel plaisir ! 

Les illustrations sont juste géniales, un véritable jeu des couleurs peut-être réalisé avec des enfants.

De plus, à partir de cet album, on peut travailler les sciences naturelles avec le changement qui s'effectue de la chenille au papillon !

Et puis, en anglais c'est encore mieux ! L'enfant peut enrichir son vocabulaire de manière naturelle, comme par exemple les fruits.

Alors ce livre jeunesse vous l'aurez bien compris je dis un grand OUI !

 

Sareyna

14 décembre 2017

Devine qui fait quoi - Gerda Muller

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Ce surprenant livre jeunesse laisse une grande place à l'imagination et apporte à l'enfant une lecture complètement différente de ce qu'il a l'habitude.

En effet, cette histoire n'a pas de texte. La compréhension de ce livre jeunesse est induite par l'image.

Il doit être intéressant de demander à des élèves de cycle 1, après qu'ils aient pris connaissance de ce livre, de mettre en mots l'histoire de ce dernier, ou bien de leur demander de  raconter l'histoire à l'oral, afin qu'ils effectuent sans s'en apercevoir un véritable travail sur le lexique.

Par ailleurs, toujours à partir de ce livre jeunesse, un travail avec des cycles 2 peut aussi être réalisé. En effet, on peut leur demander de raconter l'histoire à l'écrit, en mettant à leur disposition des connecteurs logiques pour bien articuler leur histoire.

 

Sareyna