Des livres à décrire par Sarvane et Sareyna

21 septembre 2018

"Les carnets d'Esther" - Florence Roche

"Aucun secret ne protège. Il détruit."

21 Septembre

J'ai eu l'occasion de découvrir ce livre pendant mes vacances dans le fin fond du Finistère. Et le moins que l'on puisse dire c'est que je ne l'ai pas lâché. Ce livre est prenant! On rentre très vite dans l'histoire et on a qu'une envie c'est de savoir la clé des mystères sur la mort du père d'Esther. Malgré quelques incohérences, ce livre aborde des thèmes comme le sort des Juifs lors de la seconde guerre mondiale, ou plus philosophique les choix moraux et les conséquences qu'ils peuvent avoir sur le long terme.

 

Sareyna

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19 septembre 2018

"Jean qui grogne et Jean qui rit" - La Comtesse de Ségur

" "Chacun pour soi et Dieu pour tous" dit le proverbe ; C'est plus vrai à Paris qu'ailleurs."

19 Septembre

 

 

Pour les personnes qui me connaissent vous savez mon amour pour les oeuvres littéraires de la Comtesse de Ségur. Et pourtant j'ai eu beaucoup de mal avec ce livre, je me faisais une telle joie de découvrir l'histoire de Jean et de son cousin Jeannot que tout oppose. J'ai bien évidemment beaucoup aimé le personnage de Jean. 

En revanche, le parti pris de Monsieur Abel pour Jean contre Jeannot m'a énormément dérangé. Jeannot est un personnage qui a déjà un caractére difficile à supporter au jour le jour, mais s'il devient un être malhonnête c'est en grande partie la faute de ce Monsieur Abel qui a décidé de placer son favori dans une bonne famille respectable et de laisser Jeannot dans une famille qui respire la malhonnêteté à plein nez! Il ne faut pas oublier que Jeannot est avant tout un ENFANT!

Le personnage que j'ai pas du tout aimé est Kersac... Alors lui, je lui décerne le prix de la lourdeur. Il est lourd mais lourd! A la fin du livre, je me suis giflée tellement je ne le supportais  plus! L'image de la femme prend une sacrée claque! Et ce malgré le fait que je sache que ce livre a été écrit par une femme vivant au XIXe siècle et que l'époque n'était pas la même, je suis désolée mais la condition de la femme dans ce livre me fait hurler !

Bref... Heureusement il y avait Jean!

 

17 septembre 2018

"La Forteresse de L'Autre Monde" - Isabelle Ménétrier

La plume d'Isabelle Ménétrier donne de l'espoir dans une vie qui peut nous paraître bien noire.

 

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J'ai été sollicitée pour participer à la relecture de ce nouveau roman! Je pensais naïvement connaître parfaitement le style "Ménétrier"... Et bien pas du tout! Que nenni! En lisant ce livre, j'ai été embarquée dans une histoire à laquelle tout le monde peut s'identifier à-travers les nombreux personnages qui tissent ce livre! Etant Bretonne aussi bien dans le sang que dans l'âme, j'ai beaucoup aimé toutes les références aux légendes de notre beau pays Breton!

Alors merci beaucoup Isabelle Ménétrier de m'avoir fait voyager pendant la lecture de votre livre et même après.

 

Sareyna

 

PS: En allant sur la page d'Isabelle Ménétrier (https://www.librinova.com/librairie/isabelle-menetrier/la-forteresse-de-l-autre-monde), vous pourrez découvrir les dix premières pages de La Forteresse de L'autre Monde.

Ensuite, si vous désirez acheter en ligne le pdf pour 2,49€, il vous suffira de vous inscrire en indiquant votre adresse mail-nom-prénom + un mot de passe. Vous aurez ainsi créé un compte sur Librinova et vous pourrez revenir mettre un commentaire sur votre lecture.   

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09 juillet 2018

Les Furies

                       Lancelot et Mathilde, un couple auquel on aimerait croire. Mariés à vingt-deux ans, toute une existence qui se passe, à faire l'amour, à inviter les amis, à bâtir son monde à soi.

Les Furies

                      Mais justement, quel monde ? Sur quelles bases ? Celles de Lancelot, idylliques, erronées ? Celles de Mathilde, pondérées, calculées ? Ils ne sont pas ceux qu'on croit, la stupeur se tisse de page en page.

Lauren Groff, l'auteur

                  Ce livre de l'américaine Lauren Groff est un roman mais rien ne se déroule comme d'habitude. Impossible de le lâcher jusqu'au mot de la fin pour le pauvre Letto et l'adorable Mathilde. n

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07 juin 2018

Si tu veux être mon amie, Galit Fink-Mervet Akram Sha'ban

Comme le dit la chanson : "Pays d'amour n'a pas de frontière pour ceux qui ont un coeur d'enfant".

Cette histoire - vraie - entre une jeune fille de Palestine et une d'Isaël permetde mieux comprendre leur quotidien de l'intérieur. En attendant que leur rêve se réalise : la fin de la guerre entre leurs deux pays. 

 

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31 mai 2018

La 5ème dimension, de François Sautereau

Dans un Paris dévasté par une "guerre-minute", Stanley et ses amis vivent dans un orphelinat. Stanley va rencontrer le Professeur Dubois, un savant qui a inventé une machine géniale.

Mais est-ce vraiment pour la bonne cause ?...

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28 mai 2018

La ronde des mensonges, de Elizabeth George

Ce thriller se lit d'une traite ! L'auteur nous embrouille parmi de nombreuses pistes et des policiers hors du commun.

COUP DE COEUR.

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25 mai 2018

No et moi, de Delphine DE VIGAN

Deux adolescentes que tout sépare et qui vont devenir des amies : celle qui a tout et celle qui n'a rien.

Pas simple de s'entendre, pas simple d'avancer pour le meilleur comme pour le pire.

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24 mai 2018

L'armée des douze singes, Elizabeth Hand

Quand le passé et le présent se confondent, quand vous ne savez plus d'où vous venez ni où vous allez.

James Cole va tout faire pour se retrouver.

A ses risques et périls.

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13 mars 2018

Molière

Louis XIV, le Roi SoleilAgé de vingt-trois ans en 1661, le jeune roi Louis XIV qui aime les spectacles, va faire du théâtre l'un des Arts les plus cotés de son règne. Il ira jusqu'à l'institutionnaliser en créant la Comédie Française en 1680. Molière deviendra le protégé du roi et montera des représentations à Versailles, devant le roi et ses courtisans. Cet auteur ne cherchait pas tant à écrire un texte à message qu'à demeurer surtout consensuel et se rallier un public large ; il n'aurait pas pris le risque de susciter des polémiques franches qui auraient été fatales au succès de ses pièces. Il misait sur le bon sens du public pour tirer ses propres conclusions quant à la morale inhérente à ses comédies à travers des mises en scène et des répliques efficaces. Molière recherchait-il la polémique à tout prix à travers les thèmes de ses pièces de théâtre ? Les contemporains de Molière n'attendaient pas de la comédie qu'elle donne lieu à des discussions profondes et pourtant ce dramaturge va éveiller en eux nombre de questionnements. Par le biais du genre comique, Molière tourne en dérision le sérieux, il inverse les rapports de force, critique les valeurs et les interdits de son époque. Ses contemporains riront ou s'offusqueront, offrant à travers débats et scandales, une renommée éternelle à l'auteur parce qu'il les aura amenés à réfléchir et débattre sur des thèmes différents et sensibles, touchant par exemple à l'évolution des moeurs, la condition féminine, la noblesse. Dans le livre de Paul Bénichou, spécialiste de l'histoire de la littérature, Morales du grand siècle, publié en 1948, celui-ci rapproche les oeuvres de trois grands auteurs, Corneille, Molière et Racine, des contextes économiques, politiques et moraux du dix-septième siècle dans lequel ils évoluèrent. Les valeurs qui ressortent de cette période ne correspondent pas forcément à celles des autres siècles à suivre, ni même à notre vingt-et-unième siècle. Une partie de son ouvrage se concentre sur Molière et démontre que, de manière intemporelle, celui-ci a continué et continuera d'éveiller des échos dans la conscience du public. Avant tout Molière écrivait pour plaire au Roi et à la Cour ; il s'évertuait à plaire autant à Louis XIV et à ses courtisans qu'aux bourgeois et à l'ensemble du peuple. Si Molière a pu se montrer un auteur libre à travers ses comédies, c'est que son but ne visait pas à provoquer le pouvoir royal lui permettant de vivre correctement de son Art et de s'exprimer à travers lui.

 

Ingres, <i>Louis XIV et Molière déjeunant à Versailles</i>

Molière et Louis XIV

 

 

 

Molière pratiquait le Théâtre de Cour

Molière écrivait pour le Roi et sa Cour, ses comédies étaient représentées à Versailles. Il s'adressait essentiellement à un public constitué du beau monde et de la bourgeoisie, comme ses pièces le reflètent ; tout ce qui est beau, brillant dans les figures et la manière d'être correspondent à une vue noble de la vie, tandis que le laid, le médiocre, le ridicule relèvent de la vulgarité bourgeoise. Il s'attela à créer la comédie-ballet, alliant théâtre et musique, comme décrite dans Le Malade imaginaire, acte III scène 14 : « C'est une cérémonie burlesque d'un homme qu'on fait médecin, en récit, chant et danse ». Molière représentait ses contemporains, renvoyant l'image « d'un monde plus brillant, plus irresponsable, plus libre d'entraves que le monde réel... et qui amplifiait... l'idée... de leur propre condition » (Morales du grand siècle, page 218). Molière jouait sur des personnages opposés, créant des rapports de force entre père et fils, comme Harpagon et Cléante dans L'Avare, ou entre maître et valet comme Géronte et Scapin dans Les fourberies de Scapin. L'oeuvre de Molière fourmille essentiellement de ces couples de comédie entre un maître et son valet car les serviteurs sont l'ombre de leurs maîtres, obligés de les suivre et leur obéir même s'ils ne partagent pas leurs idées. Ainsi Amphitryon, tiré de la mythologie païenne et permettant à Molière de montrer la position de ses personnages, le maître supérieur, face à son valet inférieur, à l'image de la société au dix-septième siècle. La noblesse se reconnaissait dans cette hiérarchie la mettant systématiquement en avant à l'égal des dieux de la mythologie et leur reconnaissant donc aussi une liberté d'action inhérente aux plus puissants et une aptitude naturelle à tout art « et la poésie en premier lieu » (Morales du grand siècle, page 222) : la poésie qui permit à la littérature en générale d'entrer dans une ère « du jeu et de la profondeur, de la légèreté et de l'envergure poétique » (Morales du grand siècle, page 222). Elle demeure une poésie du privilège, du monde qui s'exprime en un langage châtié, riche, en accord avec sa façon de vivre aristocratique. Par des Fables, farces ou ballets-comédies avec parfois des intermèdes carnavalesques, Molière utilisait des figures comiques de manière satirique pour témoigner de son époque. Ainsi de la figure du parasite et de la critique des dévôts dans Tartuffe, ou de la figure du naïf et la mise en cause des croyances dans Dom Juan. Cette pièce au dénouement surnaturelle, où Dom Juan, défiant la morale chrétienne, pratique un libertinage insolent parce que noble et riche et s'imagine au-dessus des lois, du moins de la loi chrétienne. Molière a posé le débat au coeur de sa pièce en ne prenant pas position alors que la jeunesse aristocratique prêchait pour l'athéïsme, se moquait de la pratique du jeûne et de l'abstinence, revendiquait pour un libertinage qui va s'étendre rapidement à la bourgeoisie. Sans doute un conflit de génération s'amorçait-il, pour une liberté plus importante à acquérir que celle qui a déjà permis le libertin Dom Juan. Sous un autre angle, Le misanthrope apparaît donc comme le dernier dinosaure d’une certaine noblesse incompatible avec cette noblesse qui se veut libertine, badine, plus libre.

 

 

Molière   Molière écrivait pour plaire à ceux de son temps

Molière côtoyait de près cette noblesse de cours pour laquelle il créa l'ensemble de son oeuvre. Pour autant, l'auteur appartenait au corps de cette bourgeoise omniprésente dans son oeuvre. Chez Molière, le bourgeois apparaît « presque toujours médiocre ou ridicule » (Morales du grand siècle, page 233) ; il ne lui attribue jamais les qualités de l'honnête homme, préférant en orner un homme noble, ou non, mais possédant l'esprit de la noblesse. Pour faire rire le public, Chrysale le bourgeois et Clitandre, le gentilhomme dans Les femmes savantes, vont jusqu'à se travestir en femmes. Avec le pédantisme et la préciosité, il s'agit d'utiliser les effets pour ridiculiser la bourgeoisie et la replacer ainsi à son niveau de société parvenue, loin du bon ton aristocratique. Pour le Roi et la cour, le bourgeois s'apparentait au peuple ; il était marchand, boutiquier, dans des sphères opposées à la haute société jusque dans l'amour où Molière s'évertuera à faire du bourgeois un piètre amoureux, loin du romanesque. Il le montre jaloux, possessif, propriétaire d'une femme, la sienne comme celle qu'il désire, à l'image de Harpagon traitant sa cassette comme une bien-aimée et dont Molière exploite l'effet comique de la jalousie bernée (Morales du grand siècle, page 239). Mais la bourgeoisie n'est pas l'unique classe moquée par Molière. La noblesse avec ses courtisans se voit également pointée du doigt par l'auteur sans pour autant que Louis XIV s'en insurge et lui retire sa protection. Par une mise en scène choisie, le théâtre exerçait auprès de la cour royale une action morale. Molière se servait de son talent de dramaturge pour montrer aux courtisans la conduite à tenir la plus vertueuse. La Cour demeurait le lieu de toutes les modes où l'héroïsme, le plaisir, étaient désignés sous l'appellation de l'esprit courtois, philosophie du monde et du temps nouveaux. Cette philosophie correspond à la préciosité pointée du doigt par Molière dans Les Précieuses ridicules ou Les Femmes savantes, avec en sujet principal, l'amour. Les problèmes sociaux s'avéraient également des problèmes d'ordre moral. La place de la femme constituait l'un d'entre eux. Celle-ci devait soumission à l'homme et la littérature amoureuse qui pouvait la conduire à des idées contraires à la décence était condamnée et interdite aux femmes honnêtes et vertueuses. Molière montre les femmes libres mais se moque d'elles dès lors qu'elles sont prudes, sournoises, pédantes. Il met en valeur la manipulatrice capable de jouer avec un homme afin d'en obtenir amour, fortune et pouvoir à son insu. Il leur reconnaît d'être capable d'amour mais hormis cette capacité, il ne les ménage pas. Dans ses pièces, elles sont souvent les personnages les plus fourbes. Homme du dix-septième siècle, Molière ne considérait pas les femmes autrement que ses contemporains. Il ne concevait pas une égalité des femmes ailleurs qu'au théâtre et simplement pour en rire. Cela n'en fait pas un misogyne, juste un homme de son époque. S'il ne défend pas leur cause, il ne tente pas non plus de la dénigrer. En se moquant des maris ridicules à l'instar de Arnolphe dans L'Ecole des femmes, l'opinion de la cour et des salons rejoint celle de Molière, faisant de la France « le pays par excellence de la liberté féminine » (Morales du grand siècle, page 257). Il n'en est pas de même des bourgeois qui tenaient à maintenir la femme dans un carcan rigide au sein de la famille. Molière n'a ni raillé ni défendu le milieu familial, et s'il fut décrié pour ses héroïnes trop amoureuses, libres, effrontées, les pères et les maris de ses pièces s'en tirent toujours sans trop de dommages, l'union familiale reste sauve. Quand Molière aborde les rapports homme-femme, il met en situation valet et servante, se préservant ainsi de la susceptibilité bourgeoise. Par ce biais, il se permet ce que la bienséance lui interdirait dans un milieu de la noblesse ou de la bourgeoisie. Cependant, que le maître soit bourgeois ou aristocrate, il ne dénie pas aux femmes d'être savantes, ils leur dénient la possibilité de trop le montrer. Un constat de faiblesse chez des hommes qui, à la cour, n'étaient que des courtisans soumis à leur roi ; lequel leur ôtait ainsi tout moyen de se montrer des héros virils. Ce sont ses propos anti-chrétiens qui entraîneront le plus de critiques contre Molière. Avec Tarfuffe, il n'aura pas su nager en eaux troubles et éviter de déplaire. Ce personnage religieux âpre au gain, faible devant la chair, va soulever un tollé parmi la bonne société, car la religion réglait la vie de tous au dix-septième siècle. Pourtant, Louis XIV soutint Molière contre les récriminations des dévôts.

 

Molière restait sur le fil, entre ni pour ni contre, ce qui lui permit d'user de la comédie pour dénoncer les mariages arrangés, les ménages mal assortis, etc... Il a cherché un subterfuge pour égratigner l'ordre établi sans dépasser les limites royales. Il a respecté la société dans ses représentations, avec ses femmes, ses courtisans, ses bourgeois, ses valets et servantes. S'il a été amoral, il a soulevé questions et débats, suscité surtout quelques beaux scandales mais à une époque où la réflexion et les discussions faisaient les belles heures des salons mondains, élevant intellectuellement le propos. La morale de Molière rejoignait celle du siècle où il évoluait et dont il a excellé à nous rendre la complexité avec justesse à travers son oeuvre. Derrière les pièces comiques, en costume, en musique, il faut garder à l'esprit qu'il écrivait pour son roi et que tous ses écrits relevaient de la stratégie pour plaire au roi. La pensée de la noblesse et celle du peuple se croisaient dans les répliques de Molière. A travers son oeuvre se dessine son siècle dans ce qu'il était et ce qu'il devait paraître être. Ainsi commence le jeu politique.

 Molière

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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